Le fructose, sucre naturel idéal ? Qu’en dit la science ? [Article de Djé du blog Dur à Avaler]

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Prologue

Après le succès de notre première collaboration sur le jeûne intermittent, je reviens vers Damien avec un nouvel article sous le bras.

Cette fois-ci on change de registre pour se tourner vers les glucides, les sucres, et en particulier le fructose.

Cet article s’intègre parfaitement dans le défi réalisé et publié par Damien sur son blog, où il ne devait ingérer aucun sucre (desserts, fruits, édulcorants artificiels ou naturels, etc.) pendant 1 semaine !

La suite de l’article traite donc du fructose, de sa place dans notre alimentation, de ses méfaits et bienfaits sur notre santé.

Bonne lecture, et merci à Damien pour cette publication.

Qu’est-ce que le fructose ?

Egalement appelé « sucre des fruits », le fructose est donc un glucide, un « ose » qui est utilisé par l’organisme pour synthétiser l’énergie nécessaire à nos cellules (cardiaques, nerveuses, musculaires, etc.)

On trouve le fructose classiquement dans les fruits et dans notre sucre de table (1). Le miel est également une bonne source de fructose, à raison d’un sucre sur deux (l’autre molécule de glucide étant du glucose).

Finalement, l’industrie agroalimentaire très innovante est parvenue à inventer une formule sucrée appelé sirop de maïs à haute teneur en fructose. Ce sirop largement utilisé par les industriels est sous le coup de la polémique avec des possibles dangers pour notre santé.

Le fructose est-il dangereux ?

On entend souvent dire que le fructose est mauvais pour la santé car il serait difficile à métaboliser et emprunterait des voies coûteuses pour notre organisme.

La science et la blogosphère spécialisée en nutrition s’accordent pour dire que le fructose serait plus facilement stocker sous forme de graisse (1, 2). Ultimement, l’excès de fructose dans le sang serait un facteur majeur dans l’épidémie d’obésité et de diabète que nous connaissons actuellement.

Pourquoi ?

Selon le Dr. Richards Johnson (3), le fructose est le candidat idéal pour déclencher un diabète sucré, pour la prise de poids et finalement l’obésité. Comparativement au glucose, le fructose crée une forte décharge d’insuline par le pancréas, et par voie de conséquence, peut déclencher une forte résistance pour cette dernière.

La résistance des cellules à l’insuline est la principale cause du diabète sucré, un fléau de plus en plus fréquent dans les sociétés modernes.

Toujours selon ce docteur, notre consommation de fructose ne devrait pas dépasser les 25 grammes par jour. Ce qui correspond à environ 3 bananes et demie, 4 oranges ou encore 7 kiwis.

Pour information, 25% des américains consommeraient jusqu’à 135 g de fructose tous les jours. Les sources de fructose les plus vicieuses sont dans les sodas et toutes les préparations industriels sucrées (snack, chips, etc.), ce qui alourdit le bilan fructose.

Le fructose génère de l’acide urique

Ce sucre n’est pas dégradé de la même manière que le glucose, lorsque le fructose est métabolisé, de l’acide urique sera également synthétisé.

Une forte consommation de fructose entraîne donc une augmentation d’acide urique dans le sang qui n’est pas sans conséquences pour notre santé.

Par exemple, cet excès est corrélé avec une forte pression artérielle, un risque de diabètes, d’obésité et d’insuffisance rénale plus élevé.

Faut-il pour autant ne plus consommer de fruits ?

La question mérite d’être posée, et la réponse risque de vous surprendre.

Les fruits ne doivent pas être réduits à un simple apport en fructoses, mais également à de nombreux nutriments, fibres, vitamines et antioxydants extrêmement bénéfiques pour la santé.

Certains sites conseillent de limiter fortement des fruits tels que les bananes, les oranges ou encore les raisins à cause de leur concentration dangereusement élevée en fructose.

Les recommandations extrêmes du Dr. Johnson sur le fructose n’apparaissent pas réalistes. Une consommation réaliste de fructose se situerait à 100 g par jour, ce qui représente 1 kg de pomme ou 2,5 kg de fraises (4)

La consommation de fruits à notre époque est sérieusement entachée par les pesticides, et engrais chimique de l’industrie. Je vous conseille vivement de vérifier les teneurs en pesticides résiduels dans vos aliments avant de les acheter.

Finalement, l’acide urique crée par le métabolisme du fructose aurait des effets bénéfiques et probablement anti-oxydatifs lorsque la consommation de fructose est modérée (5)

Le sirop de maïs à haute teneur en fructose, la brebis galeuse

Le dernier-né de l’industrie agroalimentaire. Des chercheurs ont réussi à convertir les énormes stocks de maïs en un sucre très bon marché, mais très riche en fructose !

Les sirops de glucose-fructose ont 50% de fructose, et 50% de glucose. Sans bien sûr aucun des nutriments bénéfiques présents dans les fruits.

Ce sirop est dorénavant présent partout, et dans la grande majorité de toutes les pâtisseries industriels, les gâteaux, les barres chocolatées et les sucreries évidemment.

Ces apports masqués de fructose, sans aucuns nutriments essentiels, contribuent à excéder largement les doses journalières recommandées, et mettre sa santé en danger.

Pour conclure, vous l’avez maintenant compris, ce n’est tant le fructose (un sucre simple naturel) qui est dangereux mais bien la dose.

Cette remarque est valable pour le fructose, le glucose et tout le reste en nutrition.

Références

http://www.santenatureinnovation.fr/ Stop aux « 5 fruits et légumes » par jour.

Parks EJ, Skokan LE et al. Dietary sugars stimulate fatty acid synthesis in adults. J Nutr. 2008 Jun;138(6):1039-46.

http://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2010/03/13/richard-johnson-interview.aspx

http://www.mondieteticien.fr/#/fructose-et-fruits/3910365

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15203196

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05. novembre 2012 par Damien Casoni
Catégories: Non classé |