Comment je nique le système 1/2 – Avec ma Boîte Magique

Dans un précédent article, j’expliquais pourquoi et comment, afin de vivre avec 100 objets, il me fallait dématérialiser des souvenirs qui me tiennent à coeur.
Après avoir réussi cette étape, vous pensez bien que j’ai d’autant plus d’énergie pour maintenant faire “disparaître” ce que je déteste…

Vous souvenez-vous du Tyran de la Sur-Consommation que j’avais évoqué et à cause de qui je me suis foutu dans la merde ?

Permettez-moi maintenant de vous présenter son acolyte. Car politique et religion ont toujours fait bon ménage, l’adversaire du jour que nous tenterons de niquer est le pernicieux Pape Yead-Ministratif.

• Nous sommes les Serfs des Seigneurs Bureaucrates

Je ne sais pas vraiment ce qu’il en est en France métropolitaine, mais en Nouvelle-Calédonie la bureaucratie est un véritable culte séculaire dont les citoyens en sont les involontaires fidèles.

Presque tout formulaire, demande ou réclamation doit encore passer par le support papier. Dernièrement par exemple j’ai été sidéré d’apprendre qu’il est toujours impossible (et apparemment impensable Grands Dieux !) de traiter les remboursements médicaux de manière informatique.

Fiches de paie, relevés de comptes, remboursements, notifications, injonctions, subrogations, ce-que-voulez-en-tions, tout doit être tracé noir sur blanc sur le cadavre mâché d’un pauvre arbre… recyclé si vous avez la chance d’habiter un pays aux normes écologiques.

A croire qu’il serait plus évident en 2011 de joindre quelqu’un par sa boîte aux lettres postale plutôt que par courrier électronique.

Sérieusement ? Ne relevez-vous pas plus souvent vos e-mails que votre boîte aux lettres physique ?

A force de déménagements je n’ai même plus de boîte postale… et je n’en veux plus !

Tout papier “important” se doit d’être imprimé, paraphé, notifié en 3 exemplaires et d’être conservé à tout jamais !
Ignorer ce commandement sacré, c’est prendre le risque d’encourir mon courroux !
– Le Pape Yead-Ministratif

Ne vous semble-t’il pas illogique en l’an 2011, qu’une preuve bureaucratique doit encore, dans l’esprit commun, résider sur un support fragile et destructible ?

Les procédures “modernes” me semblent en fait relever d’un obscurantisme ou le poids des archives matérielles pèse sur l’âme du serf meurtri, enchaîné à ses classeurs, à sa boîte postale et à sa situation géographique administrative.

Révolte !

• Du Moyen-Âge au Nuage

Le Nuage ? WTF ?

Aussi appelé Cloud Computing, le Nuage peut être résumé à une informatique ambiante et indépendante de tout support. En gros : les fichiers ne résident plus en un seul endroit forcément vulnérable. Ils sont partout et “nulle part” à la fois et utilisables à volonté, pour que l’on ait un accès Internet.

Autrement dit, vous pouvez habiter ou vous voulez, voyager et travailler ou et comme bon vous semble, et garder à portée de main tous vos documents essentiels : faire vos comptes, prouver votre nationalité, vérifier une facture problématique, etc.

Pour pouvoir profiter du Nuage il vous faut un dématérialisateur : ma préférence va à mon petit scanner A4 mais certains nomades modernes préfèreront évidemment utiliser un simple appareil photo numérique.

Ensuite, il vous faut joindre un service en ligne pour conserver ces informations.

Je vous présente donc mon chouchou en la matière, ma boîte magique : Dropbox

Dropbox vous offre un espace virtuel gratuit de 2 Go disponible soit par navigateur internet, soit tout simplement par un dossier qui sur votre ordinateur portera le même nom.

L’utilisation est toute bête : tout ce que je mets/modifie/efface dans ce dossier se synchronise automatiquement avec mon espace en ligne mais aussi avec toutes les machines sur lesquelles j’aurais installé ce dossier Dropbox, et ce peu importe leur système d’explotation ! Windows, Macintosh, Linux, iPhone/Pad, Android, Blackberry… peu importe vos outils, vous aurez toujours sous la main le même dossier avec les mêmes fichiers !

En explorant un peu ses fonctionnalités, vous découvrirez un sous-dossier Photos, qui peut vous générer automatiquement des galeries visuelles en ligne que vous partagerez avec qui vous désirez. Un autre sous-dossier, nommé Public vous permettra de rendre accessible (par le biais de liens de téléchargement) n’importe quel fichier à n’importe qui. En gros, c’est la mort annoncée des clés usb. 🙂

Si vous vous inscrivez depuis ce blog à Dropbox, ne vous étonnez pas si votre compte possède 250 Mo en plus. C’est que vous avez bénéficié de mon compte affilié. En passant, j’aurais moi aussi gagné 250 Mo, et vous pouvez de même parainner d’autres personnes jusqu’à atteindre un total de 8 Go, et ce, toujours gratuitement !  Attention ceci dit, cela ne fonctionne que si vous installez le logiciel Dropbox sur votre ordinateur, ce qui reste quand même la première raison pour laquelle il existe.

• C’est pas fini !

Mon billet initial faisait près de 2000 mots… j’ai conscience que j’ai tendance à m’emporter et trop écrire. J’ai donc décidé de couper cet article en deux pour vous laisser le temps d’installer Dropbox et de l’essayer. Si vous avez la moindre question sur son utilisation n’hésitez pas à la poser en commentaires ci-bas, je me ferais un plaisir de vous conseiller. 🙂

Dans le prochain article je répondrais aux deux questions les plus fréquemment posées lorsque l’on aborde la dématérialisation administrative. Si ce n’est pas déjà fait abonnez-vous donc par e-mail ou par flux RSS afin de les découvrir. 😀

Que pensez-vous donc de ma Boîte Magique ? La connaissiez-vous ? L’utilisez-vous souvent ? Avez-vous déjà commencé à numériser vos précieux documents ? Dites-moi tout ! 😉