Que faites-vous de votre vie ? Identifiez votre chemin en jouant avec vos étiquettes.

« Tu fais quoi dans la vie ? »

Êtes-vous tenté de répondre à cette question par votre métier ?
Vous savez pourtant que vous êtes davantage que votre profession.

Vous savez aussi que vous avez du mal à répondre de manière exhaustive à la question : « Et t’écoutes quoi comme musique ? »

Il nous est difficile, et désagréable, de nous résumer à de simples étiquettes. Elles semblent ôter toute notre richesse personnelle et rendent les conversations superficielles.

Sauf que, techniquement, et si nous les utilisons à bon escient, ces étiquettes peuvent se révéler très utiles.

• Vous êtes plutôt shotgun ou sniper ?

Imaginez une sentinelle à l’affut de l’ennemi. Soudain, elle perçoit une cible à plusieurs centaines de mètres de là.

  • Va-t’elle s’emparer d’un shotgun qui va balancer une salve de projectiles dispersés sur quelques dizaines de mètres tout au plus ?
  • Ou va-t’elle préférer un sniper, capable de ne tirer qu’une fois par coup, mais dont la balle pourra traverser de longues distances ?

La sentinelle c’est vous. Vous êtes à l’affut non pas d’ennemis, mais d’opportunités pour améliorer votre vie (sinon vous ne liriez pas Raccourci Minimaliste hein ?)

Votre cible c’est votre audience. Que celle-ci soit la belle personne que vous courtisez, l’entreprise pour qui vous aimeriez travailler ou le pote que vous voulez aider à sortir d’une galère.

Votre arme, c’est votre message.

Et chaque fois que vous voulez trop en faire vous employez la stratégie du shotgun. Vous balancez un tas de messages, peut-être riches et intéressants en soi, mais indigestes pour votre cible qui ne retiendra pas grand chose de vous au final.

• La vertu d’hypocrisie

Quand bien même ce là vous démange, vous ne pouvez pas tout révéler de vous.

Vous pourriez avoir envie de détailler à la demoiselle à quel point vous êtes un bon coup au pieux.
De noyer votre recruteur dans la marée de vos diplômes et vos compétences en lui promettant qu’il ne regrettera pas son choix.
De gaver votre ami de conseils trop avancés pour son problème ou de scénarios prévisionnels peut-être brillants, mais improbables.

Retenez ces envies de parler de VOUS.

Ça va vous faire criser intérieurement, et c’est bien ce que veut dire le mot hypocrisie, dissimuler sa véritable personnalité, mais ainsi vous éviterez de vous disperser. Vous développerez, avec l’habitude, la précision d’un sniper, faisant mouche, peut-être pas à chaque coup, mais de plus en plus souvent.

Ce qui est tu est souvent bien plus puissant que ce qui est dit.

• Se résumer en 3 points-clés

Bien entendu, minimiser et concentrer son message selon le contexte demande de l’expérience de terrain.

Je vous propose néanmoins un petit jeu immédiatement applicable pour apprendre à résumer votre présentation personnelle.

Comme vous pouvez le voir sur damiencasoni.com et mon profil Google +, je m’étais déjà amusé à limiter les points-clés me définissant. Pour aller droit au but et cibler le plus efficacement possible les gens susceptibles d’être intéressés par mes travaux.

L’idée n’est pas de plaire au plus grand nombre, mais d’être le plus spécifique possible.

Aujourd’hui, et en tant qu’exemple, je me minimise sous trois étiquettes :

  1. Sorcier : avec un peu de connaissance appropriée et beaucoup de persévérance je peux bidouiller la réalité,
  2. Minimaliste : en en faisant le moins possible,
  3. Immortaliste : avec pour objectif principal d’éviter la mort à ceux que j’aime (et JE fais parti de ceux que j’aime)

Tout le reste tourne AUTOUR de ces trois piliers. Les aspects secondaires de ma personnalité seront découverts, et développés, si besoin serait, en temps voulu et avec les personnes voulues.

En me basant uniquement sur mes trois étiquettes-clés je peux maintenant répondre à la question « Qu’est-ce que tu fais dans la vie. »

Réponse : Je l’optimise ! 🙂

Arriveriez-vous à vous décrire en 3 mots/3 phrases courtes puis à nous dire ce que vous faites de votre vie ? Donnez-nous envie d’en savoir plus sur vous en nous en disant le moins possible ! 😉

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12 Comments

  1. Article vraiment très intéressant, bien que je t’ai déjà vu ne pas l’appliquer ;p
    J’ai envie de me prendre au jeu et de relever le défi. Voici une description en trois mots (et leurs phrases courtes les expliquant) :
    – Maternelle : Je prends soin de tout le monde
    – Passionnée : je m’emballe pour ce/ceux qui me plait/plaisent
    – Entière : je ne travestie AUCUNE de mes vérités

    Et que fais-je dans la vie ? J’aime.

  2. Intéressant. Dans un autre genre, il y a le questionnaire de Proust, extrêmement complet, quoique vieillot. Allez, je me lance.

    Réactionnaire : je ne crois pas que les choses iront un jour mieux.
    Parano : je joue au caliméro, je me sens toujours coupable, je culpabilise.
    Orgueilleux : j’ai un égo gros comme trois, et bizarrement pas confiance en moi.

    Pas très joli mon profil, même pas honte 😉

    1. Salut E.Underwood, merci pour ton commentaire. 🙂
      Le questionnaire de Proust est justement l’inverse de ce que je suggère, car il est très très très complet en effet. ^^

      Tu confonds pas « réactionnaire » avec pessimiste ? :p
      Et oui en effet c’est bizarre de prétendre avoir de l’égo et ne pas avoir confiance en soi ! 😮
      Ca c’est intéressant, et ça donne envie de comprendre, enfin pour moi en tout cas.

      A bientôt !

      1. Non non, il faut revenir aux origines de réactionnaire. Au départ, quand il y a eu l’industrialisation en Angleterre, il y a eu un mouvement politique qui se voulait réactionnaire, qui n’aimaient pas les industries, etc., et qui prétendent, je cite, ne pas croire au mieux vivre. Je suis réactionnaire, ou pessimiste si tu veux, car je n’y crois pas du tout à la politique, ni de gauche ni de droite, je hais la gauche autant que je déteste la droite. Voilà en quoi je suis réac, sinon pour mon égo… Oui j’avoue que c’est bizarre, je n’ai jamais compris moi-même, j’ai un problème d’ordre affectif je crois, qui date de l’enfance, mais paradoxalement j’ai toujours eu un complexe de supériorité…

  3. Salut Damien, très bel article, allez je me lance :
    – Éveillé : je cherche la vérité partout, tout le temps
    – Spirituel : microcosme et macrocosme ne font qu’un
    – Passionné : je mouline quitte à parfois brasser de l’air
    Bref je fais quoi dans la vie : je m’élève (pas facile à placer dans un diner)
    Au plaisir de te lire

  4. Bonjour Damien
    Cet article est passé sans que je le voie…Bizarre?… Comme c’est bizarre! Merci donc à ta « lettre privée » qui a relevé cette « défailllance » !
    Intéressant encore, surtout qu’en tant que femme, et donc plutôt volubile et noyée de sentiments, j’ai tendance à « mitrailleter » mes interlocuteurs (comme disaient mes enfants petits lol) de mots qui je pense font du bien à celui ou celle qui les reçoit. Mais il est vrai que le mieux est parfois l’ennemi du bien! (tant soit peu « mieux » dans ce cas il y a!)
    Donc jouons, exerçons nous!

    1- Empathique : trop tendance à vivre par et pour le bien des autres (déformation « professionnelle » je pense avec une « carrière » de maman de famille nombreuse pendant 25 ans) -Besoin de moments de solitude pour me ressourcer car cet état me pompe toute mon énergie, j’oublie parfois d’exister tout simplement!

    2 -Boulimique : d’apprendre, de comprendre (les gens et tout ce qui m’entoure, j’adore regarder « derrière » les choses, j’adore l’Étymologie, l’Histoire, etc.. Et cette boulimie révèle je pense une tendance à ne pas savoir où sont les limites et il est vrai que souvent je dépasse mes limites physiques, mes limites de nourriture aussi (quand pas le moral), toutes sortes de limites en fin de compte!

    3- Optimiste : résolument, je crois tout naturellement au meilleur, que demain sera bien mieux qu’aujourd’hui. Je pense que j’ai passé tellement de sales moments que je pense pouvoir désormais tout endurer, et que tout ne peux qu’aller mieux! Et je crois indubitablement au meilleur de l’être humain.

    Que fais-je dans la vie? J’aime à dire que je la traverse comme l’héroïne de ma propre histoire.

    Josye
    Naïve impénitente.

    1. Cool ! Mes Lettres Privées sont donc bien utiles !!

      ( Pssst ! pour ceux qui ne sont pas encore inscrits c’est ici : http://eepurl.com/i2yxX )

      Merci d’avoir joué ! Nous partageons tout deux ce coté boulimique (et c’est là que le minimalisme, qu’il soit possessif ou alimentaire m’aide beaucoup à m’équilibrer !) et optimiste !

      Bravo à toi d’être ta propre héroïne ! Bel exemple ! Continue ! 😀

  5. Moi aussi je me lance tiens !

    Ce que je suis:
    une scanneuse: trop d’idées qui volent dans tous les sens
    agent double: pour moi la vie ce n’est pas ce que l’on fait, mais ce que l’on ressent. Donc je dors très peu. Le jour je suis dans un monde palpable. Et quand mon corps se repose, je suis dans un monde que j’ai créé.
    une grande gueule auto-dérisoire: j’aime me moquer de moi-même et me descendre toute seule de peur qu’on le fasse pour moi.

    Ce que je fais dans la vie: je collectionne les sensations !

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