Accéder à la cryonie, la méthode vérifiée la plus économique possible

MISE A JOUR : pour tout savoir et recevoir le formulaire à remplir, contactez (en anglais) Alesha Cornejo par e-mail : alesha(a)asaincor.com
N’attendez pas !

La procédure que je présente ici m’a nécessité plus d’une année de recherches, d’obstacles à traverser et de doutes quant à la réussite du projet.Si votre Rage de vivre dépasse votre éducation sociale « mortaliste » vous ne reculerez devant aucun obstacle. Vous vous armerez de patience et arriverez vous aussi à vous offrir ce seul moyen rationnel et plausible de défier le Néant et la résignation.

Néanmoins, rassurez-vous, il vous faudra bien moins d’un an pour y arriver comme je l’ai fait. Je pense qu’en se préparant bien, toutes les étapes de la méthode peuvent être accomplies en un mois.

(Crédit photo)

Financer votre contrat

Cryopréserver un corps n’est pas gratuit (cela le sera peut-être un jour en Russie grâce à CryoFreedom cependant), et vous avez actuellement 4 options pour financier votre contrat :

  1. Prépayer votre contrat de suspension (35 000 $ USD pour les moins chers, c’est pas donné !)
  2. Signer une assurance-vie avec Rudi Hoffman, LE spécialiste mondialement reconnu de l’assurance cryonique
  3. Utiliser une police d’assurance-vie dont le bénéficiaire sera votre institut cryonique. Cette police devra être intégralement traduite en anglais pour qu’elle puisse être vérifiée et certifiée par l’institut cryonique. Le coût d’une traduction de ce niveau (qui peut être faite par le service de C.I.) vous reviendra presque aussi cher que d’aller directement aux USA pour traiter avec Rudi.
  4. Contracter une assurance-vie en ligne, accessible à tout citoyen du monde et qui soit prouvée de confiance

La méthode que je vous propose a été certifiée valide par Cryonics Institute. Pour les 2 autres instituts opérationnels de cryonie que sont Alcor et KrioRus  j’ignore totalement si ils l’accepteraient.

Cependant, je vous recommande personnellement Cryonics Institute car il est :

  • le plus ancien des instituts opérationels, fondé par Robert Ettinger, le père de la cryonie.
  • le plus accessible aux non-Américains (administrativement et financièrement)
  • et son contact, Andy Zawacki ( cihq(a)aol.com ), est cordial et répondra à toutes vos questions par e-mail (en anglais).

Le produit à utiliser est offert par HCC Medical Insurance Services, une branche dépendante de l’organisme HCC Insurance Holdings.

L’assurance-vie qui nous intéresse se nomme IC+ International Term Life Insurance. Vous pouvez en lire la description dans une brochure .pdf.

L’objectif est de placer Cryonics Institute en tant que bénéficiaire total de cette assurance. Cryonics Institute est un organisme à but non-lucratif, mais l’entretien du matériel technique, du local et les recherches associées ne sont pas gratuites hélas !

Cette assurance ne durera que 10 ans, renouvelable, avec une option qui double le capital destiné au bénéficiaire si le décès survient suite à un accident (lisez bien les clauses, certaines conditions ne sont pas prises en charges : terrorisme, etc, mais c’est ainsi pour toutes les assurances-vies non-militaires de toute façon).

Vous pouvez souscrire pour le capital le moins élevé 100 000 $ USD qui, si vous êtes membre annuel ou à vie de Cryonics Institute, couvrera plus que nécessaire votre suspension ainsi que votre transport ou que vous soyez dans le monde.

Un peu de préparation est nécessaire

J’ai du personnellement relever trois obstacles dans le remplissage de ce formulaire, je vous les présente ici pour que vous puissiez vous y préparer à l’avance :

  1. il vous sera demandé vos antécédents médicaux. Pour cela, même si cela ne m’a pas été demandé, certainement du fait de mon âge relativement jeune, je suis allé chercher mes dossiers hospitaliers afin de pouvoir avancer les dates exactes des interventions subies.
  2. il vous sera demandé le contact de votre médecin traitant. Jusqu’alors je n’avais pas de médecin officiel, ne tombant que rarement malade j’allais à droite à gauche (en Nouvelle-Calédonie il n’est pas obligatoire d’avoir un médecin traitant), c’est maintenant chose faite.
  3. il vous sera demandé des détails concernant vos autres assurances-vie. Je vous recommande de bien classer tous vos documents pour bien vous y retrouver et avancer des informations exactes. 😉

Notez que votre paiement ne sera pas réalisé si votre dossier n’est pas accepté.

Afin de remplir votre formulaire et en savoir davantage sur le produit en lui-même je vous encourage à contacter, Alesha Cornejo ( alesha(a)asaincor.com ), l’agent qui m’a aidé et qui est très réactive.

N’hésitez pas à lui poser un maximum de questions, elle est très réactive, et c’est son travail après tout. 🙂

Une fois que vous recevrez l’acceptation de votre demande (ce que je vous souhaite), vous pouvez directement mettre en contact votre assureur et Andy de Cryonics Institute, afin que ce dernier s’assure que votre contrat est pleinement en force ! Il vous enverra alors votre contrat de suspension cryonique si vous lui confirmez que vous êtes prêt à le remplir !

N’attendez pas !

Nous détestons penser à la mort, surtout à la nôtre ! Elle frappe sans raison et n’importe quand et mieux vaut être préparé plutôt que de laisser maladies et accidents avoir raison de nous et de ceux que nous aimons.

Chaque jour qui passe nous vieillissons un peu plus et les assurances deviennent plus onéreuses ! Agissez maintenant ! Peu importe votre âge, attendre n’améliorera rien.

Ayant pu remplir ce contrat avant d’avoir 30 ans et sans avoir de problème de santé notables, je ne paie que 250 $ par an pour un bénéfice de 100 000 $ à Cryonics Institute en cas de décès. Cette somme couvre le transport de mon corps, également géré par C.I.

En additionnant ces 250 $ à mon adhésion annuelle de 120 $ à CI, je paie en tout et pour tout (et pour les 10 ans de mon contrat) 370 $ par an, soit 31 $ par mois !

Se « priver » d’une pizza chaque mois pour s’offrir une possibilité scientifique de vivre éternellement… je pense que le pari est plus que raisonnable. Qu’en pensez-vous ?

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26 Comments

  1. A la lecture du première article, je me suis demandé si c’était de nouveau une blague, ou si l’article était serieux.
    Là, je crois que j’ai la réponse.

    Personnellement, ce type de contrat n’est pas pour moi.
    La raison est simple : je me défini en tant que mammifère.
    Et comme l’ensemble des êtres vivants, on nait, on vit, on meurt.

    Je remarque que dans nos sociétés moderne la peur de la mort est de plus en plus présente.
    Et je ne comprend pas bien pourquoi : on trouve normal la naissance qui est le début d’un individu, mais la mort qui est la fin de cette individu est considéré comme anormal. (je parle de mort naturel, les morts accidentelles, sont effectivement anormal dans le sens accidentel).

    Pour revenir au contrat de cryonie, les risques couverts sont faibles. En gros la maladie.
    Car les risques accidentels, en comptant le temps de transport, les risques de mortalité sont fort avant l’étape de surgélation.

    1. Pour être plus précis, on ne peut cryopréserver quelqu’un qui n’a pas été légalement déclaré décédé, ce serait un meurtre autrement.
      Avec le temps j’ai appris à respecter l’opinion de chacun (l’humilité n’a jamais été mon fort, mais à force on apprend 🙂 ), donc je peux comprendre ton point de vue… sans l’approuver.
      Selon moi la vie n’a besoin que d’elle-même pour trouver sa valeur. Ce n’est que mon opinion, que je partage ici avec ceux qui y trouveront une résonance.
      Peut-être parce que je ne me définis pas simplement par ce que je suis biologique (un mammifère), mais parce que je peux Devenir (ahah !). 🙂

      1. Pour commencer, désolé si dans mon commentaire précédent, j’ai été un peu vindicatif.
        Disons que le sujet a tendance à me casser les pieds, car j’entends trop les gens s’en préoccuper. (alors que les risques de dépendances, personne ne s’en préocuppe).

        Pour revenu au niveau légal, tu ne peux être cryoniser que si tu es déjà mort?
        C’est bien cela?
        Ca me surprend un peu, j’aurais justement pensé le contraire!

        1. Je ne t’ai pas trouvé vindicatif du tout. Si on ne peut plus dire ce qu’on pense à notre façon ou va le monde ? :p

          Pour répondre à ta question, il faut être légalement déclaré mort pour être cryonisé. Et comme je l’expliquais dans l’article précédent la définition scientifique de ce qu’est la mort évolue au fur et à mesure que nos compétences techniques évoluent.

          Les cas que l’on estimait « peine perdue » il fut un temps sont aujourd’hui sauvés. Cette tendance ne cesse de se confirmer à mesure que l’on peut aujourd’hui imprimer des organes à partir de cellules souches et tant d’autres choses qui pourraient paraître miraculeuses. Rien n’est certain sur ce que nous pourrons accomplir plus tart, mais qui vivra verra. 😉

  2. Le problème dépendra aussi des raison de notre mort. Tout dépend la qualité du cadavre qu’on laissera! Vous imaginez revenir à la vie dans 100 ans mais en avoir 80 et être atteint de maladies graves… Personnellement j’ai pas trop envie

    1. Bonjour Rachel, la technologie, nanoscopique, qui permettra de réparer les dommages cellulaires et donc réanimer un corps humain est bien plus complexe que celle qui nous permettra de réparer les dommages liés à la vieillesse, d’ici une vingtaine d’années estiment les spécialistes.
      De toute façon il n’y a pour l’instant rien qui ne soit plus plausible que la cryonie pour qui veut prendre une chance réaliste de continuer à vivre coûte que coûte.

    1. C’est ton point de vue. Heureusement que ce ne fut pas celui de ceux qui, dans le passé, ont inventé l’anesthésie, le massage cardiaque, les soins aux personnes âgées et handicapées, etc.
      Mon opinion, tu l’auras compris, est que la vie appelle la vie, et n’a pas besoin de la mort pour révéler sa beauté. Cependant je ne cherche à « convaincre » personne.
      Et pour info, ce ne sont pas des sociétés, mais des organismes à but non lucratifs qui proposent ces services cryoniques (à l’exception d’Alcor c’est vrai). 🙂

  3. Tiens ça m’a fait penser à ça ton histoire : http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/2012/05/jeudi-cest-refroidi.html

    Plus sérieusement, pour moi c’est hors de question. Mon arrière-grand-mère est décédée à 100 ans, avec toute sa tête, son coeur, ses jambes, eh bien dans les dernières années, elle me disait souvent qu’elle en avait marre, qu’il était temps etc. etc. Franchement, qui aurait envie d’être immortel ? Brrr ça me fait froid dans le dos ! (haha)
    Si en plus c’est pour tomber dans un monde où on mange du steak artificiel, avec des drônes qui patrouillent constamment au dessus de la tête et où il faut se balader en combi de plomb à cause de Fukushima II et III qui ont pété, je vois pas bien l’intérêt.

    Il y a d’autres façons de devenir immortel : on peut laisser derrière soi une oeuvre, (il y a quelques grands écrivains qu’on n’est pas prêts d’oublier tout de même), plus raisonnablement, on peut passer des valeurs à ses enfants.
    Ou encore accepter qu’une fois décomposé, on nourrit la terre et les futurs arbres qui vont y pousser, bref une nouvelle vie, ça me convient bien comme immortalité moi.

    1. Franchement, qui aurait envie d’être immortel ?

      Moi. Et ceux qui aiment la vie au point de vouloir la rendre plus belle qu’elle n’a jamais été.

      Chacun son point de vue, je trouverais toujours dommage de choisir le néant aux possibilités d’apprentissage et de partage qu’offre l’existence.

      1. Cher Damien,

        Je te remercie pour cet article plein de… fraîcheur. Je n’ai pas pour habitude de lire ton blog, cela étant grâce à toi j’ai pu me pencher sur la position des tribunaux français sur la question de la « cryonie » et autres procédés un peu naïfs proposant l’éternité à des personnes du même métal.

        Car, oui, les tribunaux français ont pris position sur la question, grâce au docteur Martinot dont l’histoire ne t’es probablement pas inconnue et, sans surprise, leur réponse est claire : niet !

        Plus précisément, toute entreprise d’immortalité est contraire à l’ordre public.

        C’est d’ailleurs pour cela, suppose-je, que tu as du aller aussi loin pour acheter du rêve et en vendre par ici et par la même occasion.

        Sans porter un quelconque jugement de valeur, je me contenterai de rappeler que le droit funéraire ne supporte ni hésitations, ni atermoiements d’aucune sorte : les défunts doivent être enterrés ou inhumés, et fissa. Les dernières volontés du défunt n’y changent rien.

        Le statut du corps humain après la mort étant simplement celui de cadavre, dont l’élément fondamental est qu’il est voué à disparaître, aucune marge de manœuvre testamentaire n’est laissée au futur défunt pour aménager son passage par le bac à glaçons.

        La cryonie, en fait, est un sujet a priori intéressant dont la réponse est néanmoins dénuée de toute surprise. Cela étant j’ai bien ri et, pour satisfaire aux obligations de la critique, je conclurai là-dessus : « Agis de telle façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre. » (B. Stève, Jonas et l’éthique de la responsabilité : Revue Esprit, oct. 1990)

        1. Bonjour et merci pour ton commentaire et tes recherches sur le sujet.
          En effet la France est le seul pays au monde à avoir légalement interdit la cryonie (et autres options exotiques de recherche d’immortalité actuelle). Cela vaut d’ailleurs à notre pays une sale réputation parmi les communautés transhumanistes mondiales.
          Certains mouvements français cependant (dont la méconnue Association Cryonics de France) tentent à leur manière de trouver des personnes de même disposition d’esprit et, éventuellement, de retrouver plus de liberté quant à leur droit de disposer de leur corps (mort ou vif).
          La seule option actuelle pour les cryonicistes français consiste à miser sur l’expatriation posthume.
          De toute façon, quitter la France… les scientifiques et les fortunés en font déjà autant de leur vivant…

          1. En France on connaît un principe simple, celui de l’indisponibilité du corps humain, qui prohibe sa réification. Le corps n’est pas un objet, jamais, ni ante mortem, ni post mortem.

            Dès lors on ne peut par exemple pas vendre un rein pour payer le logement étudiant de son fils et, de la même façon, on ne peut pas vendre son corps à une entreprise de Cryonie, qui ne peuvent d’ailleurs pas exister puisque leur objet même est illicite.

            Dans de telles conditions, il me paraît difficile d’imaginer qu’un individu présent sur le territoire français puisse être, après sa mort, transporté dans un pays tiers pour y être conservé jusqu’à sa résurrection. L’expatriation posthume, telle que tu la présentes, me semble au pire impossible, au mieux bien trop aléatoire : dès que le maire apercevra le bout de la carlingue d’un avion transportant un congélateur à -196°C, il y mettra inévitablement le holà.

            De sorte que je me permets de relever un quatrième obstacle à la procédure : l’impossibilité matérielle consécutive de la contrariété à l’ordre public intrinsèque de ce type de procédé. Post mortem nihil est, assurance-vie ou non. Tu pourrais cependant tabler sur finir ta vie dans un de ces pays afin de ne pas avoir à prendre l’avion avant d’aller au cryptorium.

            Deux fois font coutume, une petite citation : « Derrière l’invocation de l’ordre public, c’est bien de la communauté des vivants, c’est aussi de l’humanité actuelle et à venir dont il est question. Si l’homme a aujourd’hui le pouvoir de nier sa condition d’être mortel, il n’en a pas la liberté au regard des générations actuelles et futures, au regard de son appartenance à l’humanité. » (Isabelle Poirot-Mazères, Professeur à l’université des sciences sociales de Toulouse I, Droit Administratif n° 7, Juillet 2006, Etude 13)

            1. Et c’est bien là l’objectif des associations cryonicistes, de part le monde, de s’assurer que le corps sera bien donné (et non vendu ! Donné, comme dans « don d’organes ») à l’institut choisi.

              Cela se fait régulièrement, même si il est préférable pour l’instant d’être cryoniciste dans un pays plus libre que la France.

              Je me passerais de commentaires sur tes deux citations dont l’obscurantisme est terrifiant.

  4. Je poste très en retard, pourtant j’ai lu et relu cet article depuis longtemps. Je comprend vraiment pour moi aussi la vie étant tellement importante, que je donnerais tout l’or du monde pour avoir une chance d’accès à une forme d’éternité. Et puis 35 000$ c’est quoi ? Deux voitures, un dixième d’une maison, ça ne me parrait pas absurde de dépenser ceci pour se donner une chance de seconde vie.
    Cependant je n’ai pas franchit ce pas car quelque chose me rend plus que perplexe. Si plus tard la science permet bien de ramener les gens à la vie, pourquoi le ferait on, on a bien assez de monde sur terre alors je doute fortement qu’ils iraient réveiller des gens qui seront de nouvelles bouches à nourrir peut être certaines personnes jugées utiles pour le patrimoine de l’humanité. De plus même si il y a contrat ça reste quand même vachement basé sur la confiance, et j’avoue ne pas trop y croire, qui nous dit que dans 10 ans ils ne feront pas faïte et balanceront tous les corps, et toujours cette idée de pourquoi nous réveillerais t on ? Réveiller quelqu’uns pour mieux comprend notre époque mais réveiller des milliers (des millions d’ici là peut-être) pourquoi ? J’ai du mal de ce côté la alors ça m’apparaît un peu absurde mais sinon j’y pense de plus en plus.

    1. Bonjour Lili et merci pour ce commentaire pertinent.

      Je te rejoins tout à fait sur la somme modique que représente une chance, même infime, d’échapper à la destruction totale. En comptant tout, je paie environ 30 Euros par mois, c’est peu, car je suis jeune. Dans le milieu cryoniciste on dit souvent : « L’immortalité au prix d’une pizza par mois. »

      Pour répondre à tes craintes voici quelques éléments qui me viennent à l’esprit :

      1 – L’obligation contractuelle légale.
      Quand tu signes un contrat de cryopréservation il est bien spécifié que tu signes pour être réanimé dès que les techniciens estimeront en avoir la possibilité, avec le moins de risques possibles. Si l’association (ou l’entreprise dans le cas d’Alcor) qui a validé ton contrat ne le remplit pas, ils se mettent en grave danger juridique en ne respectant pas le contrat qu’ils ont eux-même écrit.

      2 – La pression des proches et des descendants.
      Qui irait Les attaquer en Ce CAs ? Ou exiger notre réanimation ?
      Nos amis, nos proches, qui auraient pris de l’âge (tout en restant jeune ! l’abolition de la vieillesse est bien plus simple à développer que la « resurrection » nanotechnologique) et qui auraient forcément envie de nous revoir ! Nos propres enfants même (pour ceux qui en ont). Nouer des liens avec des immortalistes n’est donc pas une mauvaise idée non plus… il existe de nombreuses communautés transhumanistes sur internet ouvertes et enthousiastes.

      3 – La curiosité des contemporains
      Je me trompe peut-être, mais je doute fortement que l’on atteigne le million de patients cryoniques. ^^
      En recoupant quelques informations il me semble qu’il y en ait moins de 500 aujourd’hui seulement. La cryonie ne deviendra pas grand public tant que l’on aura pas réalisé la première réanimation viable.
      Les gens du futur seront donc très certainement curieux de faire connaissance avec cette minorité de pionniers qui ont défiés les tabous de leur époque en refusant d’être brûlé ou enterrés ! Personnellement, j’aimerais bien rencontrer les pionniers du passé, j’ose croire qu’on en pensera autant de la poignée de personnes ayant osé défié la mort avant tout le monde (n’a t’on pas d’ailleurs la même fascination pour les momies égyptiennes ?) 🙂

      4 – La passion qui anime les cryonicistes
      Robert Ettinger, « créateur » de la cryopréservation est aussi auteur de l’ouvrage « The Prospect of Immortality ». Quand on se dévoue à la quête de l’abolition de la souffrance et de la mort au point d’y mettre toute sa vie et de créer une association à but non lucratif pour cela, on prends mesure de la passion qui animait ce génie, et qu’il a transmis à ses collègues, amis et famille. Ettinger est aujourd’hui en suspension cryonique, et pense bien que des milliers de personnes dans le monde espèrent un jour le rencontrer et le féliciter pour le courage dont il a fait preuve à son époque pour mettre en place son ambitieux projet, et offrir une possibilité physique réelle de défier l’anéantissement. Les gens qui travaillent dans ce domaine, malgré tous leurs défauts inhérents à notre nature humaine, sont animés par la soif du progrés, de la découverte scientifique, et plus généralement de l’éloge de la vie. C’est en tout cas ce que je perçois de mes interactions sur la toile avec les transhumanistes en général. 🙂

      De toute façon il est normal que cela te trotte de plus en plus dans la tête… c’est aujourd’hui la SEULE alternative crédible et non mystique à une probabilité de (re)VIVRE.

      Pense-y donc de nouveau… mais n’attends pas trop. 😉

  5. Pour Damien Casoni :
    Merci beaucoup de ta réponse très rapide ! Je comprends ce que tu veux dire et effectivement ça me parait de plus en plus réaliste. Ce qui me faisait douter est aussi le fait que je n’ai pas et ne compte pas avoir d’enfant donc pas de descendance donc je savait que je n’aurais pas cette pression mais en effet je pense que tant que ça reste une démarche faite par un nombre mesuré, ça reste possible.
    Ce que je me pose aussi comme question c’est à cause du fait qu’il y ai plusieurs sociétés qui du coup sont un peu concurrentes, ça devient difficile de choisir, car si jamais une parvient à développer la possibilité de réanimer mais pas les autres, etc. Et aussi si l’une d’elle fait faillite ???Laquelle choisir aussi ? Et aussi si la société de l’assurance vie fait faillite (ce qui en période de crise économique et de faillites de banques ne serait pas si étonnant), que se passe-t-il ? Sinon je suis vraiment contente de cet article et de tes réponses car sur le net francophone on ne trouve vraiment pas grand chose à ce sujet !
    Et la réaction des gens autours de moi est plutôt la perplexité, la moquerie et le « c’est n’importe quoi de la science fiction » de la part de personnes qui pourtant ne se sont jamais renseigner, n’ont pas étudier le sujet, etc donc ça ne me fait pas douter, mais je pense que c’est un sujet particulier à aborder avec les gens autours de nous.
    Sinon j’ai vu dans un sujet que tu portais un médaillon et un bracelet, c’est obligatoire, c’est quoi exactement ? Et il faut faire part de notre volonté à nos proches (pour ne pas qu’ils autorisent un don d’organe, pour l’autorisation de déplacer le corps etc) ou lors de notre engagement avec la société ces détails sont réglés ?
    Effectivement c’est la Seule alternative au « néant » donc je pense que même si certains doutes persistent, ça vaut le coup de tenter. Je pense y réfléchir encore ne pas trop me précipiter mais le faire rapidement car rien n’est sûre mais je ne veux pas faire ça sur un coup de tête non plus, étant débordé en ce moment je vais me renseigner, y réfléchir, et en juillet août j’aurais tout mon temps donc ça va être le moment ! 😉

    1. Salut Lily, je vais répondre une fois de plus point par point à tes questions. 🙂

      – La concurrence entre sociétés cryonicistes : je ne la perçois pas. Il existe quelques évènements qui réunissent les membres de plusieurs centres. La communauté transhumaniste/cryoniciste en soi veut réussir son objectif avant tout : s’affranchir de la mort. Là ou en revanche il y a (parfois) de grosses dissenssions, c’est plutôt à l’intérieur des sociétés elles-même. Je suis membre de Cryonics Institute et j’ai placé en spam l’abonnement au groupe Yahoo qui n’est qu’une succession de crêpage de chignons ridicules en terme de positions dans l’association, etc. Il faut s’attendre à ce genre de choses dans toute société humaine. Ca n’empêche pas ceux qui travaillent vraiment à continuer leur boulot. Note aussi que des 3 centres cryonicistes actuels (un 4e va ouvrir bientôt en Australie) il n’y a qu’UNE société à but lucratif (Alcor). La concurrence n’est donc pas économique.

      – Si l’une d’elle fait faillite ? (on va en profiter pour réunir tous les autres SI possible et inimaginables). Eh bien « SI » X, Y ou Z, oui tu pourrais mourir définitivement. La cryonie est une procédure scientifique et réaliste. Elle exclue donc toute garantie et tout absolutisme. Si tu veux de l’absolu et du certain psychologique mieux vaut se tourner du coté de la foi et de la religion plutôt que de la science et de la réalité. 😉 La cryonie reste un pari. Avec tous les risques impliqués, c’est néanmoins le SEUL pari qui permettrait de triompher de la destruction totale. La certitude de la fin définitive ou la possibilité (incertaine !) de resurrection scientifique éternelle. Au choix !

      – La réaction de la société : c’est peut-être une des choses les moins évidentes à gérer au final. En en parlant autour de toi tu as pu constater à quel point la majorité de nos concitoyens VEULENT MOURIR ! C’est aberrant, mais on ne peut que « respecter » ce choix, tout comme tu ne peux empêcher quelqu’un de fumer ou de se détruire à petit feu, tu ne peux convaincre ou espérer de la société qu’elle comprenne ton amour absolu de la vie, de toi-même, et de tout ce qu’il y à découvrir et apprendre… autant prendre cet antinomisme comme l’occasion de te renforcer en tant qu’individu, et d’affirmer des choix éthiquement positifs en dépit d’une civilisation mortaliste encore à la préhistoire.

      – Médaillon, bracelet et prévention : ce n’est pas obligatoire. Mais tu auras envie de renseigner un maximum de tes proches, en cas de décès tu n’as plus ton mot à dire sur ce qu’il adviendra de ton corps. Certaines familles, sous le choc du deuil et sous la pression de la société en sont arrivés à réaliser des funérailles traditionnelles (enterrement ou incinération) pour leur proche qui pourtant était cryoniciste ! Cela est arrivé ! Plus tu affirmes avec force ta volonté, en portant ton bracelet, ton médaillon, en rédigeant un testament, en en parlant avec ta famille et tes proches, ton directeur funéraire local et plus tu évites ce genre de catastrophe.

      C’est beaucoup de travail que de pouvoir s’offrir un contrat de suspension cryonique (ça m’a pris un an et demi de recherche). Mais quand tu en comprends pleinement les enjeux tu ne peux qu’en faire un objectif prioritaire.

      Bon courage à toi et n’hésite pas à me recontacter si tu as des questions, des obstacles, ou juste vouloir un peu de soutien de la part d’un autre immortaliste. 🙂

  6. Je souhaite juste revenir sur une phrase : « la majorité de nos concitoyens VEULENT MOURIR »
    Je dirais juste ne pas confondre vouloir et accepter.
    Par exemple, je ne voulais pas être malade, mais je l’accepte.
    Je ne souhaitais pas avoir d’enfant de suite, mais j’accepte la situation.

    Je pourrais continuer longtemps les exemples où on accepte une situation pour ce qu’elle est, même si on ne la souhaitais pas.

    Vouloir mourir est la définition de suicidaire. Je ne pense pas que la majorité des gens ai envie de se faire sauter le caisson dans les jours qui viennent.

    1. Salut Gunday,

      En effet j’ai la plume parfois quelque peu provocatrice par moment. 😉

      Cependant, comment appelles-tu quelqu’un qui roule délibérément sans ceinture de sécurité ?

      La ceinture de sécurité ne garantie EN RIEN d’être sauvé en cas d’accident de circulation. Elle est cependant le seul outil, à l’heure actuelle, capable d’augmenter de manière rationnelle nos chances de survie !

      Il en va de même pour la cryonie. Certainement pas une garantie, mais la seule option alternative à la destruction définitive de nos corps physiques.

      Et pour reprendre le credo de la Warrior Diet (une « méthode » de jeûne intermittent) :
      « Ne pas survivre activement, c’est mourir passivement. »

  7. Bonjour Damien,

    Merci de partager tes recherches sur ce blog, je réagis un peu tard mais je ne l’ai découvert qu’il y a peu.
    Autant ta recherche de minimaliste me convient, étant moi-même de philosophie zen, autant cet article me parait contradictoire avec cette vision des choses.
    Je m’explique : pourquoi préférer une vie longue et immanquablement un peu vide à une vie courte et de qualité ? Les personnes qui savent qu’elles vont mourir sont celles qui profitent le plus de la vie. Savoir qu’on a l’éternité devant soi, c’est perdre le bonheur de vivre le présent. Tu vas me dire, il y a tant de choses à découvrir, à expérimenter, mais « tant » par rapport à quoi ? Par rapport à l’éternité, ce « tant » devient très minime.
    Mais j’admets ton point de vue sur la question. Quoique, tu dis que 30 euros par mois ce n’est rien, pour moi c’est la différence entre manger industriel et manger bio. Donc prendre soin de son corps ou pas. Pourquoi rechercher l’éternité en sacrifiant son présent ?
    On peut très bien survivre activement en prenant soin de soi, en faisant de l’exercice, en bonifiant ses petites cellules de façon naturelle avec une alimentation adaptée, un régime de vie sain. La cryonie est tout à fait dans l’air du temps, dans le « consommer plus et dépenser plus », on en veut toujours plus mais on ne profite pas de ce qu’on a aujourd’hui suffisamment.
    Penses-tu vraiment que tes enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants auront envie de dépenser leur argent pour payer ta remise en l’état (car bien sûr, cela risque de coûter fort cher de ranimer les morts) ?
    Un autre problème me vient à l’esprit : quid est du miracle de la naissance ? Si on ne meurt plus, on ne naît plus. Si l’immortalité existe, alors il n’y aura plus d’enfants, seulement des personnes sans âge qui se partageront le peu de terre qu’il reste pour assouvir leurs besoins.
    Moi qui connait parfaitement le bonheur de devenir maman, je ne peux que m’interroger et m’inquiéter sur l’avenir d’une société où les gens seraient immortels et ne se reproduiraient plus. Ou alors, en se limitant à un enfant par couple, comme en Chine. Un peu dictatorial non ?
    On pourrait certes espérer que les gens seront raisonnables, qu’au bout d’un certain temps de vie, ils quitteront d’eux-mêmes la planète pour laisser la place aux jeunes, mais si déjà aujourd’hui on ne supporte pas l’espérance de vie majestueuse que nous avons, alors inutile de croire que dans le futur nous saurons être raisonnables sur ce point.
    Quand je vois les personnes âgées de nos jours qui s’entassent dans des maisons de retraites, qui meurent dans leur appartement sans personne pour leur venir en aide, qui restent branchés à des tuyaux dans les services de soins palliatifs (je ne critique nullement ce service d’ailleurs), je doute qu’on ai envie d’en « réveiller » d’autres d’ici 100 ans. Même si on peut les rajeunir.
    Sans parler du coût : il faut effectivement 30 euros par mois (mais tu es jeune, comme tu l’as dit) pour accéder à la cryonie, mais 30 euros c’est ce que gagnent certains habitants des PVD par AN ! Au nom de qui, de quoi ta vie serait-elle plus valable que la leur, d’ailleurs ? Crois moi, il n’y a pas tant de monde, même en france, qui puisse se permettre de mettre de côté cette somme pour un rêve. Je préfère donner mon argent à une association qui aide les personnes qui meurent de faim, plutôt que de jalousement les conserver pour ma propre survie. Mais ça c’est question d’éthique.
    Bref, je vais m’arrêter là car je pourrai encore monologuer très longtemps, pourtant quand j’ai lu l’article je n’étais pas à priori contre la cryonie, mais du coup j’y ai réfléchi… Merci pour cette piste bien informée !
    Je préférerais bien évidemment que des personnes comme toi se battent pour améliorer le monde ACTUEL mais je conçois que quand on a un rêve il faut aller au bout… quitte à être déçu. Alors, bonne chance pour ton contrat, car il t’en faudra beaucoup pour que les termes soient respectés. Et j’espère que, même si cela venait à être possible de réanimer les personnes cryonisées, la nature n’en périra pas (car s’il n’y a plus de cadavres, il y a moins de mouches, moins d’oiseaux, moins de mammifères, moins de plantes, etc…). En tous cas, moi, je ne serai pas là pour le voir c’est certain.

    1. Bonjour Hélène, merci pour ton commentaire.
      Cependant je ne répondrais pas à tes arguments mortalistes (en faveur de la mort) qui ont été démonté déjà bien des fois.
      Je n’écris jamais dans une optique de débat ni de convaincre qui que ce soit, j’accepte le fait que certains aient choisi de mourir, en conscience, et je respecte ce choix (même si je me demande pourquoi ils ne se suicident pas immédiatement, peut-être un manque d’intégrité ?).
      Une seule chose que j’aimerais dire : il est certaines personnes, et j’en fais partie, qui savourent bien davantage leur vie après avoir fait leur possible, en toute rationalité, pour tenter de déjouer la mort et donc vivre selon leurs principes avec entière authenticité.
      C’est la vie qui donne sens à la vie, non son absence.
      Ce n’est que mon opinion.

    1. Bonjour Nicolas.

      Ravi d’avoir enfin un commentaire qui n’attaque pas immédiatement et automatiquement ce désir naturel de VIVRE ! 🙂

      Comme expliqué dans l’article il n’existe aujourd’hui que 3 instituts opérationnels : Cryonics Institute et Alcor aux USA, et KrioRus en Russie.
      Un 4ème institut sera probablement opérationnel en Australie d’ici fin 2014.

      Il faut savoir que la France est le SEUL pays au monde à avoir interdit la cryonie depuis l’affaire des époux Martinot dans les années 80.

      Je pense qu’il est néanmoins possible de se connecter aux autres cryonicistes français, et européens, par le biais de l’association Eucrio : http://eucrio.eu/
      Je t’encourage à les contacter, c’est en tout cas ce que je ferais si je résidais en Europe.

      Bon courage à toi et n’hésite pas à partager tes avancées (et obstacles…) avec moi, je serais ravi de t’aider si je le peux.

  8. Bonjour et merci pour cet excellent blog, bien pensé et bien argumenté. Notre mère vient de décéder à l’hôpital. Beaucoup trop tôt. Il est trop tard pour la cryogéniser dans les règles.

    En revanche, nous serions intéressés par tout procédé de conservation même fortement destructeur et invasif. L’idée qu’elle soit réduite en centres ou mangée par les vers nous révulse et même si depuis que son cœur s’est arrêté ce matin, elle ressemble à un gisant de pierre, nous aimerions savoir qu’elle gardera cette apparence pendant longtemps.

    L’azote liquide nous semble être un moyen efficace. Avez-vous déjà entendu parler de services de pompes funèbres offrant des services de préservation des corps?

    Cordialement,

    Jehan-Ewald

    1. Bonjour Jehan-Ewald,

      Je vous conseille de contacter au plus vite l’association EUCRIO ( http://www.eucrio.eu/fr/contacts ) qui je l’espère seront assez réactifs pour vous conseiller.

      Ils seront en tout cas bien plus qualifiés que moi pour vous répondre correctement vis à vis de votre situation.

      Tout ce que je pourrais vous suggérer serait hors-la-loi sur le territoire français qui est le seul pays au monde à avoir déclaré illégales les méthodes non-conventionnelles de conversation de corps humains…

      Je vous souhaite de pouvoir réussir au mieux cette aventure pleine de compassion pour votre mère.

      Tenez-moi informé s’il vous plait…

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